Budapest est née de la fusion de trois villes en 1873 : Buda et Óbuda sur la colline, Pest sur la rive plate. Le Danube les sépare, huit ponts les relient, et c’est cette géographie qui structure tout séjour à Budapest.
La colline du château
Montez en funiculaire depuis le pont des Chaînes jusqu’au château de Buda. Le palais abrite aujourd’hui la Galerie nationale hongroise et le musée d’histoire de la ville. Juste à côté, l’église Matthias et son toit de tuiles vernissées, puis le bastion des Pêcheurs, dont les sept tourelles représentent les sept tribus magyares. La vue sur le Parlement depuis le bastion est l’image la plus reproduite de Budapest.
L’accès aux terrasses basses est gratuit. Ne payez que si vous voulez monter tout en haut.
La rive de Pest
Le Parlement hongrois est le troisième plus grand bâtiment de ce type au monde, avec ses 691 pièces. La visite guidée dure quarante-cinq minutes et se réserve en ligne, bien à l’avance en haute saison. Les ressortissants de l’Union européenne bénéficient d’un tarif réduit.
À quelques centaines de mètres, les Chaussures sur la rive du Danube rappellent les juifs assassinés en 1944 et 1945. C’est un mémorial sobre et bouleversant.
La basilique Saint-Étienne, un peu plus loin, mérite la montée au dôme pour un panorama à 360 degrés sur la ville.
Les bains thermaux
Budapest est bâtie sur 120 sources chaudes. Les thermes Széchenyi, dans le parc municipal, sont les plus vastes du continent avec leurs bassins extérieurs où l’on joue aux échecs dans la vapeur. Le Gellért, de style Art nouveau, est plus beau mais plus petit. Rudas propose un bassin panoramique sur le toit.
Allez-y tôt le matin ou en semaine, apportez serviette et tongs, et prévoyez deux heures minimum pour profiter de l’endroit.
Le quartier juif et les ruin bars
Le septième arrondissement de Budapest concentre la grande synagogue, la plus vaste du continent, et les fameux bars installés dans des immeubles laissés à l’abandon. Le Szimpla Kert a lancé le genre en 2002 : mobilier dépareillé, fresques, concerts. C’est touristique, mais le lieu reste unique.
L’avenue Andrássy
Cette avenue classée à l’Unesco relie le centre à la place des Héros. On y trouve l’opéra national, récemment restauré, et la Maison de la Terreur, musée consacré aux régimes fasciste et communiste de Hongrie. Sous l’avenue circule la première ligne de métro d’Europe continentale, ouverte en 1896.
Combien de jours prévoir
Deux journées suffisent pour voir la rive ouest, le Parlement et un bain. Trois journées permettent d’ajouter le septième arrondissement, l’avenue Andrássy et l’île Marguerite. Une quatrième autorise une excursion à Szentendre ou dans la boucle du fleuve.
Un peu d’histoire
La ville doit son visage actuel aux grands travaux du XIXe siècle, menés pour le millénaire de la Hongrie en 1896. C’est de cette époque que datent l’avenue Andrássy, le métro, la halle du marché central et la plupart des monuments que l’on vient découvrir aujourd’hui. Le XXe siècle a été plus rude : siège de 1945, insurrection écrasée en 1956, puis quarante ans de régime communiste. Les façades criblées d’impacts se repèrent encore dans certaines rues, et cette mémoire fait partie de ce qu’on vient voir ici.
Le marché couvert, à découvrir de préférence le matin, reste le meilleur endroit pour goûter le lángos et rapporter du paprika hongrois.
Conseils pratiques
La carte de transport de 24 ou 72 heures est rentable dès trois trajets quotidiens. Les taxis officiels sont jaunes, les autres sont à éviter. La monnaie de la Hongrie est le forint, pas l’euro, et changer en ville reste plus avantageux qu’à l’aéroport.
Budapest se visite toute l’année. L’hiver est froid, mais les bains extérieurs sont encore plus agréables dans la neige et les prix chutent. Le printemps et le début de l’automne offrent le meilleur équilibre entre météo et affluence pour visiter Budapest.
Peu de capitales européennes proposent autant d’architecture spectaculaire pour un budget aussi contenu. Budapest reste, sur ce point, l’une des meilleures affaires du continent.




