Meilleure période pour visiter l’Islande : été, hiver, ou entre les deux

Visiter l'islande

Il n’y a pas de bonne réponse unique. Tout dépend de ce que vous venez chercher : le soleil de minuit et les hautes terres, ou les aurores boréales et les grottes de glace. Ce sont deux voyages différents, et ils ne se font pas au même moment de l’année.

L’été, de juin à août : le pays entièrement ouvert

C’est la période la plus fréquentée, et pour de bonnes raisons.

Les journées n’en finissent pas. Autour du solstice, le 21 juin, il ne fait pas vraiment nuit : le soleil de minuit permet de rouler et de marcher à toute heure.

Les routes sont toutes ouvertes, y compris les pistes F qui donnent accès aux hautes terres, généralement praticables de la mi-juin à la mi-septembre selon la fonte des neiges. Le Landmannalaugar et le Thorsmörk ne sont accessibles qu’à cette saison.

Les températures tournent autour de 10 à 15 degrés, avec du vent et des averses. Il ne fait jamais chaud en Islande.

Le revers : c’est aussi le pic de fréquentation et de prix, et il faut réserver les hébergements plusieurs mois à l’avance. Et pas d’aurores boréales : le ciel n’est jamais assez sombre.

L’hiver, de novembre à mars : aurores boréales et grottes de glace

L’autre Islande, plus rude et plus spectaculaire.

Les aurores boréales sont visibles de septembre à la mi-avril, avec les meilleures conditions autour des équinoxes, en septembre-octobre et en février-mars. Il faut une nuit noire, un ciel dégagé et de la patience : personne ne les garantit.

Les grottes de glace naturelles ne se visitent qu’en hiver, de novembre à mars, avec un guide, dans les glaciers du sud.

En contrepartie, la lumière manque : à peine quatre à cinq heures de jour en décembre. Les températures restent douces pour la latitude, entre -1 et 4 degrés sur la côte, mais le vent change tout.

Les routes de l’intérieur sont fermées, et certaines portions de la route circulaire peuvent l’être aussi après une tempête. Un véhicule adapté et une vraie souplesse de programme sont nécessaires.

Mai, septembre et octobre : le bon compromis

Ces mois intermédiaires méritent qu’on s’y arrête.

En mai, les journées sont déjà longues, la neige a fondu sur la côte, les oiseaux reviennent, et les prix n’ont pas encore décollé. Les hautes terres restent fermées.

En septembre et en octobre, les paysages virent au roux, les aurores boréales réapparaissent, et la fréquentation retombe. La météo se dégrade progressivement, et les premières fermetures de routes arrivent en octobre.

C’est la période que recommandent la plupart des habitués : assez de jour pour conduire, assez de nuit pour les aurores.

Le tableau par saison

PériodePoints fortsLimites
Juin à aoûtSoleil de minuit, hautes terres ouvertes, toutes les randonnéesAffluence, prix, pas d’aurores
MaiJournées longues, prix modérés, peu de mondeHautes terres fermées
Septembre-octobreAurores boréales, paysages d’automne, calmeMétéo instable
Novembre à marsAurores, grottes de glace, tarifs basQuatre à cinq heures de jour, routes fermées

Ce qui ne change jamais

Le climat islandais se moque du calendrier. Il peut neiger en juin et faire 10 degrés en janvier. Les prévisions se consultent sur le site de l’office météorologique national, vedur.is, et l’état des routes sur road.is, tous les matins.

L’équipement suit la même logique en toute saison : trois couches, un coupe-vent imperméable, des chaussures de randonnée, un bonnet. Le parapluie est inutile, le vent le retourne.

Enfin, l’Islande reste chère toute l’année. La basse saison réduit surtout le coût de l’hébergement et de la location de voiture ; la nourriture et les activités bougent peu.

Combien de jours prévoir

Une semaine suffit pour découvrir le sud et le cercle d’or, en restant basé sur la côte.

Dix jours permettent de faire le tour complet par la route circulaire, 1 330 kilomètres, sans enchaîner les journées de conduite.

Deux semaines ouvrent les fjords de l’Ouest et la péninsule de Snæfellsnes, qui sont ce que beaucoup de voyageurs préfèrent au bout du compte.

Matomo