Choisir la meilleure période pour aller au Japon revient à décider ce que l’on veut voir. Le Japon s’étire sur près de 3 000 kilomètres et son climat varie énormément selon les régions. Un même mois peut apporter la neige à Hokkaido et des températures douces sur la côte pacifique.
Le printemps et les cerisiers
Le printemps reste la saison la plus demandée au Japon. La floraison des cerisiers démarre vers la fin mars à Tokyo, gagne le centre du pays en avril, puis atteint le nord de l’archipel en mai. Les températures tournent autour de 15 à 20 degrés, l’air est sec, les journées agréables. C’est aussi le moment où les villes japonaises se remplissent. Réservez vos nuits plusieurs mois à l’avance. La Golden Week, au début du mois de mai, est à éviter si la foule vous pèse : les Japonais voyagent eux-mêmes en masse à ce moment.
L’automne, le meilleur compromis
Si les fleurs ne sont pas votre priorité, l’automne est sans doute la plus belle fenêtre pour visiter le Japon. D’octobre à décembre selon les régions, les érables virent au rouge, les températures restent comprises entre 12 et 22 degrés et les pluies se font rares. Novembre est particulièrement stable à Kyoto. L’affluence existe, mais elle reste plus supportable qu’à la floraison, et les billets d’avion coûtent souvent moins cher.
L’été, chaud et humide
De juin à septembre, le Japon traverse une saison difficile pour le voyageur. Juin marque le début des pluies, le tsuyu, qui dure environ six semaines sur la majeure partie du pays. Juillet et août apportent une chaleur lourde, souvent plus de 33 degrés dans un air humide. Les typhons frappent surtout entre août et septembre. Deux exceptions à retenir : Hokkaido, la grande île septentrionale, où l’été reste sec et supportable, et les festivals, parmi les plus beaux du Japon.
L’hiver, la saison sous-estimée
Le climat hivernal est froid au nord et doux ailleurs. Tokyo descend rarement sous zéro, tandis que la neige tombe en abondance sur la côte ouest et sur l’île d’Hokkaido. C’est la saison des stations de ski, des bains chauds en plein air et des sites presque vides. Janvier et février offrent les tarifs les plus bas de l’année, hors nouvel an. Si les basses températures ne vous rebutent pas, l’hiver est le meilleur rapport qualité prix pour partir au Japon.
Choisir selon vos priorités
Pour les cerisiers, visez la fin mars et les premiers jours d’avril dans le sud, plus tard dans le Tohoku. Pour les couleurs des érables, novembre à Kyoto et octobre à Hokkaido. Pour la randonnée, juillet et août restent les seuls mois où le mont Fuji est ouvert. Pour le budget, janvier et février. Pour éviter la foule, la deuxième quinzaine de janvier.
Quelques repères pratiques
Les vacances japonaises concentrent les déplacements intérieurs : la Golden Week, l’Obon au milieu de l’été, le nouvel an du 29 décembre au 3 janvier. Les trains et les hôtels se remplissent alors dans tout le pays, du sud jusqu’aux stations de montagne. En dehors de ces dates, vous circulerez sans difficulté.
Pensez aussi à la durée de votre voyage, car le climat change beaucoup d’une étape à l’autre. Quatorze jours permettent de combiner Tokyo, le Kansai et une région rurale sans courir. Le décalage horaire de sept à huit heures se digère mieux si vos premiers jours restent calmes, et vous aurez tout intérêt à garder une marge dans votre programme des deux premières journées. Les trajets en train, même rapides, prennent du temps, et les distances entre les grandes étapes sont souvent sous-estimées par ceux qui préparent leur itinéraire depuis la France.
Au fond, il n’existe pas une seule bonne période pour partir au Japon, mais une bonne période par envie. Les fleurs au printemps, les érables à l’automne, les paysages blancs en hiver, les festivals en été : le Japon change de visage selon la saison où vous arrivez.




